Mais alors que faire ? D'abord mettre à jour notre culture et nos stéréotypes du leadership pour les discuter en toute transparence et faire le tri. Ensuite, bâtir des référentiels de leadership plus ouverts et plus efficaces afin de développer des outils et des processus de recrutement et d'évaluation qui nous aident à repérer des talents de leadership qui jusqu'ici échappaient à notre champs visuel...
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Bienvenue sur mon blog professionnel !
Celui-ci est dédié à ce que j'appelle l'Art et la Science du Leadership. La Science du Leadership, ce sont les travaux de recherche menés depuis près d'un siècle sur les leaders et le leadership. C'est le Leadership saisi par la raison logique et la méthode scientifique. L'Art du Leadership, c'est la perception et la pratique du leadership au quotidien, celles de ceux qui agissent en leader ou s'engagent à leurs côtés. C'est le leadership saisi par la raison sensible, l'expérience et l'émotion. L'un ne va pas sans l'autre, chacun nourrit notre réflexion et notre pratique du leadership. Vous trouverez ici mes projets, productions, collaborations, réflexions et recommandations sur l'art et la science du Leadership et les équipes dirigeantes.
vendredi 29 novembre 2013
Recruter les leaders de demain: l'enjeu de la diversité
Mais alors que faire ? D'abord mettre à jour notre culture et nos stéréotypes du leadership pour les discuter en toute transparence et faire le tri. Ensuite, bâtir des référentiels de leadership plus ouverts et plus efficaces afin de développer des outils et des processus de recrutement et d'évaluation qui nous aident à repérer des talents de leadership qui jusqu'ici échappaient à notre champs visuel...
jeudi 4 juillet 2013
Conférence sur le genre du leadership
Humour + Femme = changement
Les femmes de pouvoir ne sont pas aimables
Mon
exposé a débuté avec ce reportage consacré à Sheryl Sandberg et surtout cette couverture
audacieuse de Time Magazine intitulée : « Ne la haïssez pas parce qu’elle a du succès ». Depuis quelques
mois, la N°2 de Facebook a en effet relancé le débat et nourrit les polémiques
autour des conditions d’accès des femmes au pouvoir ainsi qu’à la
reconnaissance et l’affirmation de leur leadership personnel. Ce titre de Time
Magazine fait non seulement référence aux critiques qui ont été adressées à
Sheryl Sandberg (tour à tour accusée d’être trop diplômée, trop riche, trop
visible, trop investie dans son travail au détriment de ses enfants, trop
donneuse de leçons, bref TROP….) mais également à une étude
de Franck Flynn, professeur de comportement organisationnel à Stanford, citée
par Sandberg dans son ouvrage, et qui montre qu’à parcours, compétences et
comportements identiques, un homme est jugé sympathique et reconnu comme un
leader tandis qu’une femmes est jugée désagréable et potentiellement
autoritaire. En effet, la question se pose : reprocherait-on à un
dirigeant d’entreprise masculin d’être diplômé de Harvard, d’être l’un des mieux payés
et des plus influents de sa génération, d’avoir investi beaucoup d’énergie dans
son travail et d’écrire un ouvrage parlant de leadership pour livrer ses conseils aux jeunes générations ? Du moins ne l’a-t-on jamais reproché à Jack
Welch qui vendit il y a 10 ans plus d’un million d’exemplaires de son subtil manuel de
leadership personnel: « Jack straight from the gut »La théorie de la congruité/ l'incongruité
Le syndrome de la femme à barbe
C’est
ce que j’appelle le syndrome de la femme à barbe. Dans un stand de foire ou elle joue les attractions, ou encore dans un bocal rempli de formol sur l' étagère d'un cabinet de curiosités: voici la femme de pouvoir. Le collectif féministe la barbe l’a bien compris qui
s’invite en postiche dans ces lieux de pouvoir où les femmes sont absentes sans que personne ne trouve cela « curieux »
ou « bizarre ». Pour ma part, j’ai souvent recours à cette inégalable
publicité sur les stéréotypes masculins, pardon sur les rasoirs pour hommes :
la perfection au masculin... La visionner, outre nous faire sourire, nous
rappelle qu’extirper les stéréotypes de genre de notre représentation du leader
est un service rendu au leadership, aux femmes mais également aux hommes qui n’en méritaient pas
tant, vraiment...Alors que faire ?
Premièrement prendre conscience de la nature profondément genrée de notre conception du leadership, nous avons beau protester que non, les choses évoluent, étude après étude les chercheurs montrent que cette dimension demeure.
Deuxièmement, se tenir informer des études réalisées sur l'efficacité des leaders et des styles de leadership pour finalement découvrir que notre stéréotype du leader est loin, très loin, de réunir des traits et des comportements productifs lorsqu'il s'agit de d'engager et de motiver ses équipes. Ainsi, les chercheurs ont-il montré que l'un des comportements de leadership les plus efficaces est...la considération pour ses équipes (un trait typé comme féminin qui n’apparaît pas central dans notre stéréotype).
Troisièmement, se convaincre, qu'hommes et femmes ont tous intérêt à faire évoluer ensemble un stéréotype du leader qui n'a plus grande pertinence dans l'entreprise d'aujourd'hui qui expérimente les limites de l'autorité hiérarchique, de la rationalisation organisationnelle, du management par objectifs et de la normalisation des comportements. La mission commune: faire émerger le stéréotype du leader qui correspondra à notre époque globale, ouverte et métissée, un stéréotype inclusif qui permette à chacun d'être reconnu comme un leader potentiel et de s'imaginer comme tel
Quatrièmement, et puisque tout cela prendra du temps, commencer par quelques stratégies efficaces:
Première stratégie, désarmer le stéréotype de genre en mettant en avant son rôle professionnel par exemple ou une autre appartenance: une de mes amies qui exerce des responsabilité dans un univers très masculin (la finance) m'a dit un jour: "moi ce qui m'a servi, c'est que j'étais perçue avant tout comme une anglaise plutôt que comme une femme ! Il était donc tout à fait "normal" que je fasse des choses "bizarres" !
Autre stratégie qu'évoque Sheryl Sandberg dans son ouvrage : servir le stéréotype de genre en première instance pour créer un cadre familier et rassurant pour son interlocuteur. En d'autres termes, Mesdames, commencer par être gentille et aimable, mais ensuite....ne rien lâcher. C'est visiblement ce que fait cette dirigeante, qui ne vacille face à la critique, perchée sur des talons de 12 cm, à la tête d'une entreprise laboratoire des nouvelles pratiques de management.
Eagly, A. H., & Karau, S. J. (2002). Role congruity theory of prejudice toward female
leaders. Psychological Review, 109, 573-598.
Rosener, J.B. (1995). « Sexual static », in Rosener, J.B. America’s competitive secret : Utilizing Women as a management strategy. Oxford University Press. 67-83.
Sczesny, S. (2003). A Closer Look Beneath the Surface: Various Facets of the Think-Manager–Think-Male Stereotype, Sex Roles, Vol. 49
mercredi 4 juillet 2012
Leading Beautifully: conférence pour le CEW France
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| Pendant dans la conférence... |
mercredi 16 mai 2012
Quand l'entreprise nous permet d'être nous-mêmes
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| Michel Landel, CEO Sodexo |
Lire l'interview de Michel Landel sur la mixité
mercredi 9 mai 2012
Masculin-Féminin que dit la génération Y
jeudi 16 février 2012
ETUDE. Leadership, à quoi pensent les dirigeants?
" Leadership, à quoi pensent les Managers ?"'
Cette publication est une version simplifiée à destination des Managers.
Elle fait l'objet d'un article à paraître dans la Revue Internationale de Psychosociologie:
Petit, V. (2012). Les théories implicites du leadership chez les dirigeants français, Revue Internationale de Psychosociologie
Résumé de l'étude:
Le décalage entre une exigence de leadership toujours plus forte et une offre de formations jugée décevante par les managers invite à se questionner à la fois sur les offres des entreprises en matière de formation au leadership mais également sur les attentes des managers en la matière. C’est ce second point que documente cette étude qui décrit le contenu des représentations du leadership de cadres dirigeants français dont elle dresse la carte les croyances et les expériences à propos de l’importance, de la nature et des conditions de développement du leadership.
Importance du leadership. Les résultats confirment d’abord que le leadership est bien inscrit sur l’agenda des cadres dirigeants français qui en font une dimension clef de la direction d’entreprise et regardent le leadership du dirigeant comme un facteur de performance pour l’entreprise.
Nature du leadership. Le leadership est décrit comme une réalité individuelle plutôt que collective. Ce sont la personnalité et les compétences (inter)personnelles qui font le leadership loin devant les compétences techniques et la position hiérarchique jugées moins déterminantes. Relié à la personnalité, nous trouvons le charisme, qui en constitue le noyau central de la représentation du leadership. Le charisme joue le rôle de nexus, un noyau affectif qui donne à la représentation une dimension émotionnelle et irrationnelle et en fait bien plus qu’un simple ensemble d’éléments descriptifs. Le charisme est associé par les managers à une personnalité dotée d’une présence forte, d’une vision, d’un talent oratoire et d’une forme de magie/d’aura. Il joue également le rôle d’archétype du leader à travers les figures qui lui sont associés (des figures historiques et politiques ou bien des « mentors » que les managers ont rencontrés dans leur carrière) : le « vrai leader » est ainsi un leader charismatique. Reliés aux compétences, la vision et le management d’équipe sont les compétences managériales les plus souvent évoquées et constituent avec le charisme le socle consensuel sur lequel s’édifie la représentation collective : la première renvoie à la fonction stratégique du dirigeant et la seconde à la condition, nécessaire mais non suffisante, pour accéder au statut de leader : être un bon manager.
Pratiques de développement. Les expériences de leadership laissent cependant apparaître un autre visage du leadership, plus rude. Si lorsqu’ils évoquent des figures marquantes de leadership le charisme et sa magie sont immédiatement évoqués, en revanche lorsqu’ils décrivent leurs propres expériences de leadership, les cadres dirigeants décrivent des situations d’échec, de conflit, de remise en cause et ce, dans des contextes de pouvoir où le leadership consiste moins à savoir mobiliser ses équipes qu’à gérer habilement les relations de gouvernance. Dans ce parcours de « d’apprentissage du leadership» en forme de lutte politique, les dirigeants peinent à trouver l’équation d’un leadership qui se gagne désormais à un niveau stratégique mais qu’ils continuent de vouloir légitimer par le management opérationnel et une proximité illusoire avec les équipes.
Origine de l’insatisfaction des managers en matière de formation. Ce voyage « dans la tête » des managers français permet de mieux comprendre l’origine de leurs attentes en matière de leadership et d’identifier, dans une série de décalages entre représentations managériales, propositions théoriques et pratiques de formation les raisons de leur insatisfaction. Il y a d’abord ce que les managers imaginent à propos du leadership mais qu’ils ne trouvent pas dans les modèles et les pratiques de formation : les managers français souhaitent à la fois plus de « magie » mais aussi plus de réalisme politique tout en ne croyant pas, par ailleurs, à la possibilité d’un apprentissage planifié du leadership (le leadership s’éprouve et s’apprend dans l’action). Il y a ensuite ce que les modèles et les pratiques de formation proposent et dont ne veulent pas les managers : leadership au féminin, leadership partagé, leadership authentique autant de propositions « exotiques » pour un leadership qui continue de se penser sur le mode du pouvoir individuel et masculin y compris quand la pratique des managers eux-mêmes vient le contredire.
Proposition. Fort de ce constat, notre proposition consiste à promouvoir, à l’instar de la méthode mobilisée dans cette étude, le détour par l’objectivation et la discussion des représentations que ce soient dans les formations ou dans le champ de la recherche en management. Nous pensons en effet que c’est à partir de l’explicitation des théories implicites du leadership que pourront se penser et de développer l’efficacité des formations, la pertinence des modèles et surtout le développement des managers via notamment leur émancipation à l’égard d’une notion de plus en plus mobilisée dans leur évaluation et leur évolution professionnelle.







